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Conflits familiaux : 10 règles pour retrouver l’harmonie

La vie en famille est un jeu et, comme n’importe quel jeu, il a ses règles. On peut fixer ses propres règles, ou s’inspirer de celles des autres. C’est pour vous aider à fixer les vôtres que j’ai construit cette liste.

Avez-vous remarqué ? Dans la société en général on ne parle que de droits, jamais de devoirs. Cette évolution est rentrée dans les chaumières et c’est sans doute l’une des causes principales des conflits à la maison.

Pas chez vous ?

Un jour ma fille m’a lancé “J’ai le droit de faire ça !” J’étais prise au dépourvu. Ma première réaction a été de me raidir. Ça, c’est naturel chez moi, je sais très bien le faire.

Je l’ai surplombée du haut de mon 1m75 pour la stopper net dans sa lancée. Ça a fonctionné, mais ce n’est pas ma raideur qui a fait qu’elle n’a plus recommencé depuis.

En effet au-delà du bienfait de la dissuader de retourner sur ce terrain, pour son bien, un échange sincère sur le sujet l’a aidée à comprendre tout ce qu’il y a derrière le mot “droit”. Elle a découvert que le meilleur ami de ce dernier est le mot “devoir”.

Avant de parler des droits, on oublie d’expliquer les devoirs. Et aussi on omet de les répéter souvent, chaque fois que nécessaire, calmement. On pense qu’ils vont de soi. Or si des conflits surgissent, c’est justement parce que l’on n’a pas assez expliqué, calmement, que les enfants aussi ont des devoirs.

Et pourtant, quel dommage, car les devoirs, ou responsabilités si vous préférez, offrent un excellent terrain de développement personnel aux enfants. Ils sont liés au sentiment de gratitude, à l’échange, à la générosité. En éducation ils permettent d’aider l’enfant à forger son caractère en lui apprenant à :

  • se dépasser,
  • se maîtriser,
  • accomplir ses buts,
  • entretenir de bonnes relations avec les autres,
  • et surtout cultiver la gratitude, qui est la clef du bonheur, j’y reviendrai dans un article prochain.

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Cet article-ci pourrait vous donner l’avant-goût désagréable d’une leçon de morale, d’une liste barbante. Mais ne vous sauvez pas ! Je l’ai compilée en me basant sur: 

  1. 1
    notre vécu à la maison depuis 12 ans
  2. 2
    tout ce que j’ai pu étudier dans d’autres familles qui baignent aussi dans le bonheur. 

Quand je dis bonheur, je ne veux pas dire qu'il n'y a jamais de conflits, mais que les conflits ont les caractéristiques suivantes :

  • rares
  • superficiels 
  • rapidement résolus
  • sans laisser de blessures
  • s'ils laissent un sentiment de rancœur, on a des moyens de la dissiper

Ces règles fonctionnent toutes, elles ont fait leurs preuves. Pour les sélectionner, j’ai puisé dans la sagesse chinoise, comme d’habitude, mais aussi dans la sagesse populaire.

Vous êtes prêts ? Allez, c’est parti !

Deux taches ménagères par personne chaque jour, dès 8 ans

Pour la paix de la famille, par expérience, plus on commence tôt et plus c’est facile à instaurer. Plus on commence tard, et plus on va dépenser d’énergie à motiver les autres, leur demander à répétition ou se fâcher quand ils ne l’auront pas fait.

Dans cette vidéo le psychologue canadien Jordan Peterson explique que l’on peut impliquer l’enfant très tôt dans les tâches ménagères, dès 2 ans même. Bien sûr on s’adapte à sa capacité. Quand il met la table avec nous, on ne le laisse pas prendre de couteau tranchant par exemple. Mais il peut apporter les serviettes, passer les couverts à maman etc.

A 2 ans l’enfant voudrait nous accompagner dans toutes les tâches ménagères, or on l’en dissuade souvent, parce que l’on veut aller vite, parce que l’on a peur qu’il se blesse. Et pourtant il adore suivre ses parents, les imiter. On devrait donc l’encourager, au contraire.

A partir de 8 ans, plus tôt encore selon le caractère de l’enfant et son degré de maturité, on peut le rendre responsable d’une tâche ou deux, chaque jour. Une action à sa portée, mais dont on attend qu’elle soit régulière. C’est son domaine d’action, son terrain de responsabilisation.

Vous pouvez piocher dans cette liste, voici tout ce qu’un enfant peut faire dès l’âge de 8 ans, au choix :

  • mettre la table
  • la débarrasser
  • apprendre à plier du linge
  • passer l’aspirateur
  • ranger le lave-vaisselle
  • ranger une pièce, dont il serait le seul responsable. C’est sa pièce, elle peut devenir sa fierté. C’est grâce à lui qu’elle est propre et rangée

Les avantages sont les suivants :

  1. 1
    il se sent impliqué dans le jeu de la famille
  2. 2
    il se sent utile
  3. 3
    il intègre tout de suite qu’il a sa part à fournir dans la sphère familiale
  4. 4
    il se sent valorisé
  5. 5
    quand il grandit, on n’a plus besoin de lui demander à répétition qu'il participe, c’est devenu naturel depuis longtemps. On s’évite ainsi des contrariétés

Il intègre tôt que :

  • la vie en famille nécessite des efforts de chacun
  • l’enfant est redevable envers ses parents pour les soins prodigués
  • chacun des membres contribue à l’harmonie familiale, y compris les enfants

2 tâches par jour par personne, ça vous semble peu ? Mais c’est énorme, imaginez. Si on multiplie par le nombre de jour dans une semaine, dans un mois, dans un an. J’ai fait le calcul, ça fait 730 tâches en moins pour les parents, chaque année. Si vous avez deux enfants, ça fait 1460 tâches ménagères en moins par an. Ça soulage, ça réduit votre charge mentale, ça vous donne du temps supplémentaire pour faire autre chose, ou pour vous reposer tout simplement. Vous le méritez, non ?

Vous avez des doutes ? Vous pensez que ça revient à exploiter les enfants ? 

Eduquer Avec Sagesse - photo de kelly-sikkema-sur unsplash - Petite fille de dos sur chemin bordé de vignes

Quand j’étais petite je n’aimais pas aider dans la maison. Moins j’en faisais mieux je me portais. J’avais toujours une excuse pour ne pas faire ce que l’on attendait de moi. Lire, faire mes devoirs, les excuses étaient bonnes et elles fonctionnaient.

Adolescente, j’étais devenue très égoïste et ça ne s’est pas arrangé avec l’âge… Alors quand, à l’âge de 22 ans, j’ai découvert une méthode de travail sur moi qui consistait à penser d’abord aux autres avant de penser à moi, ça m’a changé la vie, littéralement.

Je suis devenue moins égoïste, moins conflictuelle, plus généreuse, plus libre dans ma tête, moins inquiète, plus calme, plus confiante. Sure de moi, mais avec moins d’arrogance. Parfaite, en résumé. Non, je plaisante. Je veux juste dire que cette méthode m'a permis de me libérer d'émotions négatives qui me gâchaient la vie depuis des années.

Cette méthode, c’est le Falun Dafa, dont je parle ici dans une interview sur Radio Latina.

Pour aider mes enfants, j’ai voulu leur éviter de développer le travers que j’avais étant jeune. Je les ai donc assez tôt impliqués dans les tâches ménagères. Alors, oui, ça râle parfois mais c’est de plus en plus rare, et parfois ils sont fiers d’avoir accompli certaines choses dans la maison. Parfois ils y prennent même du plaisir.

Pour moi, c’est la meilleure récompense. Je sais que plus tard ils sauront se débrouiller tout seuls sans être dépendants des autres et sans souffrir de n’avoir jamais appris certaines choses élémentaires comme faire la cuisine, le ménage, arranger un intérieur, le décorer, organiser son temps, ses activités, sa chambre, son bureau.

Cette règle des tâches ménagères mérite bien d’être inscrite en premier sur la liste des règles du jeu de la famille. Pour vous aider à vous en souvenir et la rappeler aux enfants, vous pouvez télécharger ici votre liste à afficher dans la maison.

Parler gentiment à tout le monde, surtout aux parents

Celle-là me vient d’un admirateur de Confucius, Li Yuxiu qui a rédigé le manuel d’éducation le plus célèbre de toute l’Asie. Di Zi Gui inspire des générations de Chinois depuis des millénaires et surtout aujourd’hui dans un contexte où le communisme a causé beaucoup de problèmes sociaux, notamment dans les familles. Des personnes averties et cultivées reviennent naturellement à la tradition.

« Si nos parents font des erreurs, il faut le leur indiquer avec douceur. S’ils ne nous écoutent pas, soyons patients pour attendre le moment propice, quand ils sont de bonne humeur, pour tenter de les convaincre à nouveau. » Li Yuxiu, Dizigui

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On présente souvent la tradition confucéenne comme autoritaire et patriarcale or ici ce principe de Confucius montre que non seulement l’enfant a le droit de ne pas être d’accord avec ses parents, mais qu’il est responsable de lui donner des conseils quand il le juge nécessaire.

A condition de le faire avec douceur.

Et la douceur est importante puisqu’elle donne même le droit de remettre en question les actes des parents.

C’est très surprenant venant de la philosophie de Confucius car le sage insistait beaucoup sur la piété filiale, or il montre ici que la piété filiale n’est pas aveugle, elle peut être respectueusement critique de la génération supérieure.

Je trouve que ce principe confucéen offre un bel équilibre entre notre volonté, en France, d’enseigner la liberté à nos enfants tout en leur transmettant la valeur du respect.

Ne pas répondre aux adultes

Bien sûr on laisse les enfants s’exprimer mais répondre aux parents est souvent motivé par le sentiment de défiance et d’irrespect. Même si l’on aime la libre expression, veut-on laisser les enfants nourrir ces sentiments négatifs ?

Récemment, j’ai entendu plusieurs parents me dire : “je préfère que mon enfant désobéisse et ne suive pas les ordres.” Ça m’a étonnée parce que c’est une attitude qui peut causer pas mal de problèmes, à l’enfant surtout. Est ce que l’on veut vraiment que nos enfants deviennent des petits contestataires ? Est-ce que c’est vraiment un service qu’on leur rend ?

Ce que ces parents craignent le plus, au fond, c’est l’obéissance aveugle. Contester et désobéir est passé dans les mœurs en France, mais est ce que ça prouve que l’on réfléchit par soi-même ?

On peut apprendre à ses enfants à être des libre-penseurs tout en étant respectueux de l’autorité parentale et de celle des professeurs. Ce n’est pas antinomique.

Définition du respect

Souvent on se plaint que les enfants ne nous respectent pas. Moi, ça m’arrive régulièrement. Mais que veut dire “respecter” ? Chaque parent aura une définition différente. On a chacun des comportements que l’on ne supporte pas, alors que d’autres parents les supportent très bien.

Revenons-en à la définition de respect: “Sentiment qui incite à traiter quelqu'un avec égards, considération.”

Le respect finalement, c’est à l’égard de tout le monde qu’on doit l’avoir, à plus forte raison à l’égard des parents.

Et une des façons de témoigner leur respect aux parents, c’est de ne pas répondre, ne pas chercher à avoir le dernier mot.

Quand les enfants manquent de respect n’est ce pas d’abord de notre faute ? Est ce que l’on est arrivé à leur apprendre à respecter les autres ?

Eduquer Avec Sagesse - photo de caroline-hernandez-sur-unsplash - Deux petites filles en robe riant avec les mains sur la bouche

Utiliser une voix douce et de jolis mots

Parler à voix douce

Ma belle famille vient d’une région de Chine où les gens crient en parlant et donnent l’impression de se disputer quand ils sont juste en train de converser calmement. A l’inverse, j’ai des amis vietnamiens par exemple qui parlent avec une telle douceur que les enfants, eux aussi, n’élèvent jamais la voix.

Si ce n’est pas inné chez vous, vous pouvez apprendre à baisser d’un ton. Si quelqu’un vous parle avec un timbre de voix très élevé, répondez-lui en parlant tout bas, vous verrez, presque à coup sûr - s’il n’est pas sous l’emprise de la colère - il va immédiatement baisser d’un ton aussi, parce qu’il veut entendre ce que vous avez à lui dire.

Parler avec de jolis mots

Les gros mots ou les mots vulgaires sont une véritable agression. Chez nous on dit que:

Les grossièretés salissent la bouche de celui qui les dit et les oreilles de celui qui les entend.

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Les travaux du scientifique japonais Masuru Emoto ont montré que les vibrations produites par certains mots ont un effet dissonant, perturbateur sur l’eau qui rompt l'harmonie du cristal d'eau. Comme nous sommes fait à 80% d’eau - certains parlent de 90% - imaginez l’effet qu’ont les mots (et toutes formes de sons) sur nous, sur tout notre corps finalement, jusque dans nos cellules. Notre chair est faite d’une eau qui reçoit ces vibrations de manière passive, sans pouvoir s’en protéger.

C’est d’autant plus important que l’on ne peut pas “dés-entendre” (unhear, unsee) comme dit l’actrice Sam Sorgo, ambassadrice de l’Ecole à la maison aux Etats-Unis.

D’où l’intérêt de cultiver la parole, parler avec une voix douce et de jolis mots et faire attention à tout ce à quoi sont exposés nos enfants. Sur les écrans, à l’extérieur.

Le choix de la musique à la maison est aussi capital pour contribuer au bien-être de tous. J’y reviendrai dans la ressource “Je fais les bons choix pour mes enfants.”

Alors bien sûr on ne va pas se mettre tous à écouter uniquement des musiques d’ambiance relaxantes. J’avoue que certaines me barbent plus qu’elles ne me détendent… Mais certaines musiques, classiques souvent, très entraînantes de préférence, ont un effet bénéfique sur le cerveau et l’équilibre psychologique. C’est prouvé scientifiquement.

La musique adoucit les mœurs, oui, mais pas n'importe quelle musique. Je travaille sur une playlist de musiques classiques et joyeuses à la fois, si ça vous intéresse, dites-moi, je vous l'enverrai.

En attendant, commençons par notre premier instrument de musique dans la famille, notre voix et tous les mots que l’on prononce dans la journée.

Peut-on demander à quelqu’un d’être bienveillant ?

Dans le cadre de la famille, la bienveillance peut être listée comme une valeur reine, une règle du jeu maîtresse. De manière générale, on ne veut de mal à personne, à plus forte raison dans la famille.

C’est l’un des trois principes pratiqués par les gens du Falun Gong, vous savez, cette méthode chinoise méditative maintenant persécutée là-bas. Ses effets sur l’amélioration du caractère ont été mesurés et constatés par des millions de famille, pas seulement en Chine d’ailleurs. Je vous en parlais un peu plus haut dans l'article à titre personnel.

Donc oui, c’est une valeur que l’on peut faire sienne sans se tromper. On peut apprendre aux enfants à la cultiver, et soi-même aussi d’ailleurs. Ce n’est vraiment pas facile mais l’effort en vaut la peine. C’est un mot magique qui permet de :

  1. 1
    désamorcer des situations complexes,
  2. 2
    résoudre des problèmes à court terme, à long terme
  3. 3
    se débarrasser des pensées négatives en les remplaçant par des idées positives
  4. 4
    avoir une autre vision des autres et des situations
  5. 5
    prendre de la hauteur dans une situation difficile
  6. 6
    s’enlever un poids du cœur, l’agacement, la haine et le ressentiment pesant très lourd sur nous
Eduquer Avec Sagesse - photo de felipe-salgado-sur-unsplash - mère enceinte et ses trois enfants assis sur l'herbe

Manger en famille

Dans un monde ultraconnecté, on vit chacun dans son coin, les repas sont les derniers moments que l’on peut partager en famille, tous les jours.

Alors :

  • 1e règle : pas d’écran à table
  • 2e règle : on mange au moins un repas par jour tous ensemble, en même temps

Aux Etats-Unis on a perdu cet art de vivre qui vient d’Europe et de beaucoup d’autres civilisations anciennes. Préservons ce moment de partage familial sacré car il est menacé dans notre société aussi.

On en profite pour apprendre à bien se tenir à table, pas seulement pour l’étiquette, mais aussi pour la santé et l’harmonie familiale. C’est un exercice difficile, qui s’apprend, le plus tôt étant toujours le mieux.

A ce propos j’ai écris des articles pour d’autres blogs de parentalité bienveillante et préparé spécialement une fiche sur les 8 habitudes saines à table à acquérir dès l’enfance, vous pouvez la télécharger ici.

Dormir à la maison

Valable pour les parents comme les enfants, sauf exception bien sûr avec accord mutuel.

C’est une habitude saine et sécurisante, pour plusieurs raisons.

Selon cette étude de la Fondation des Apprentis d’Auteuil citée par le Figaro, la famille reste le cocon le plus rassurant pour les enfants, dormir chez soi est donc une bonne habitude à prendre.

L’autre raison est motivée par un contexte où les problèmes de mœurs augmentent de manière inquiétante d’année en année.

En matière de pédocriminalité, 4 chiffres seulement pour vous montrer à quel point on sous-estime la question. On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres.

Or les parents sont les seuls qui peuvent efficacement protéger leurs enfants. A condition d’être conscients, informés et volontaires :

  • "Dans 94% des cas, l’agresseur fait partie de l’entourage
  • 1 agresseur sur 4 est mineur
  • 84% des victimes sont obligées de fréquenter leurs agresseurs
  • Une agression sexuelle peut entraîner une perte de 20 ans d’espérance de vie”

Et pour revenir à des considérations moins dramatiques :

Ranger quand on a fini de manger, de jouer

Il paraît que la première règle au paradis, c’est l’ordre. J’ai lu ça sur un site de désencombrement de la maison et ça m’a plu.

Le désordre me fait souffrir, il m’empêche de travailler, d’avoir la tête claire. Du coup, j’adore ranger, et j’ai transmis cette passion aux enfants. Leur chambre est assez organisée, je n’ai jamais eu à trop leur rappeler. Et quand on se lance dans un grand rangement de printemps, ça devient un jeu collectif, dans la bonne humeur.

Est ce que l’on ne se sent pas bien quand on rentre dans un lieu propre et bien rangé ?

Mais ranger, c’est tous les jours, ça ne s’arrête jamais, ce n’est jamais gagné. C’est comme la discipline. On a bien fait un jour, on doit recommencer le lendemain, alors mieux vaut y prendre plaisir ou en faire une habitude à laquelle on ne réfléchit même plus. Ça devient automatique. J’en parle dans mon article “10 conseils pour enfin réussir à se lever le matin”.​

Donc les bonnes pratiques à la maison sont les suivantes : 

Ranger quand on a fini, c’est l’une des premières choses que l’on apprend à l’école maternelle, mais à la maison, c’est beaucoup plus difficile à mettre en place.

  • Je range mes propres affaires dans la maison et dans ma chambre
  • Je garde la maison propre
  • Chaque chose à sa place
Eduquer Avec Sagesse -  photo de the-new-york-public-library-on-unsplash - petite fille en train de ranger ses affaires dans une maison embarrassée

Astuce Numéro 1 pour ranger sans s’en rendre compte: pas de voyage à vide

Si l’on passe à côté d’un truc qui traîne, on le prend au passage pour le ranger à sa place. Ainsi ranger devient un mode de vie, qui s’intègre naturellement dans nos activités quotidiennes. Plus besoin de prévoir de grands rangements dont la seule perspective peut être décourageante.

Astuce Numéro 2 pour motiver les enfants à ranger

Si les affaires d’un enfant ne sont pas rangées, on le prévient qu’elles vont disparaître, et on les fait vraiment disparaître, sinon ça ne marche pas. En général, ça fonctionne.

Pour rester dans le jeu de la famille, rester civilisé

Si l’on prend la définition du mot civilisé, ça donne “apte à la vie en société, conforme aux exigences de la vie en société, raffiné.”

N’est ce pas ce que l’on souhaite à nos enfants ?

On se sent bien démunis quand nos enfants font une crise de colère ou ont un comportement agressif ou impoli en société.

Pour connaître toute la stratégie pour sortir des crises de colère et autres comportements incontrôlables, vous pouvez lire ces 4 conseils inspirés du grand psychologue universitaire Jordan Peterson.

Eduquer Avec Sagesse - photo de mitul-grover-sur-unsplash

Pas plus d’une heure d’écran par jour (TV, tablette, téléphone, jeu vidéo)

Les dangers des écrans sur la santé mentale et physique des enfants sont largement prouvés et reconnus. J’écrirai prochainement sur le sujet, car ça me tient à cœur. Certains psychologues parlent d’une génération entière sacrifiée.

Chez nous leur utilisation est assez proche de 0 mais je suis consciente que ce n’est pas réalisable pour tout le monde.

Comme toute règle, pour qu’elle soit appliquée et éviter le piège du ressentiment, elle doit s’assortir d’une sanction bienveillante et proportionnée en cas de non respect.

La sanction peut être présentée et vécue comme une aide pour s’améliorer, et non pas comme un châtiment punitif. Elle s’applique calmement, sans colère ni ressentiment : “Tu as dépassé la limite, n’est ce pas ? Donc on fait comme on a dit: tu me rends l’appareil, il est confisqué jusqu’à …(+ durée décidée ensemble)”.

C’est l’enfant qui doit le donner, on ne lui prend pas de force. Il est préférable qu’il accepte et intègre la règle et ses conséquences. S’il refuse d’obtempérer, on ne s’énerve pas, on fait un pas en arrière et on lui dit que l’on attend qu’il vienne à nous pour l’apporter.

Si l’enfant revient en faisant comme si de rien était en parlant d’autre chose - mon fils est expert dans cette stratégie - on lui rappelle que l’on attend toujours l’appareil et on ne parle pas d’autre chose avant d’avoir réglé la question. C’est une question de parole, de promesse, de contrat de confiance. 

Conflits familiaux : vos 4 atouts pour réussir à appliquer ces règles de vie en famille

Vous n’êtes qu’à un clic de télécharger votre nouvelle amie : la fiche mémo offerte qui sera votre soutien quotidien, pour rappeler ces règles à la maison chaque fois que nécessaire. 

Il y aura des moments difficiles, des moments où ces règles vous sembleront inapplicables ou irréalistes. Vous aurez juste envie de la déchirer, cette fichue liste. 

Mais je vous assure, elle est réaliste et atteignable. Le seul mystère, c’est le temps nécessaire pour la mettre en place durablement. Même si une seule de ces règles est respectée, c’est déjà un progrès, si elle ne l’était pas avant. Et cet article aura servi au moins à cela.

Si vous voulez mettre en place une liste de règles comme celle-là, vous allez avoir besoin de soutien. Je peux vous consacrer 30 minutes, gracieusement, par téléphone pour échanger avec vous si vous voulez. Dans la limite de mon temps disponible, ça me fait toujours plaisir d’aider les parents qui en ont besoin.

Et en attendant, retenez ces 4 choses : 

La bienveillance envers vous-même aussi

Ce n’est pas parce que vous allez afficher et énoncer ces règles dans la maison qu’elles vont être appliquées toutes et tout de suite. Ce serait trop beau !…

Alors donnez-vous le temps, soyez patient et bienveillant avec vous-même, si vous avez du mal à la présenter au reste de la famille, ou si tout n’est pas compris et accepté tout de suite, donnez-vous du temps supplémentaire, revenez-y plus tard. Laissez mûrir les choses.

Gardez confiance.

La répétition calme, votre meilleure amie

L’éducation étant l’art de la répétition, qu’elle vous donne l’occasion d’être créative comme développé dans cet article sur les 8 principes d’éducation des écoles d’excellence.

L’échec aussi est votre ami

Autorisez-vous à échouer, permettez à vos enfants d’échouer aussi.

Ça vous surprend ?

Les gens qui réussissent dans la vie sont aussi ceux qui échouent le plus. On ne retient d'eux que leurs réussites parce qu'on ne leur donne pas la parole tant qu'ils ne font qu'échouer. 

Les gens qui réussissent ont un point commun : quand ils tombent, il se relèvent et reprennent la route sans perdre de temps à se plaindre. 

L’échec est bénéfique en ce sens que c’est en échouant que l’on peut rebondir et ajuster son comportement pour mieux faire la prochaine fois. A condition bien sûr d’accepter de se remettre en question et de tirer des leçons ensemble.

C'est un principe de travail sur soi précieux à transmettre aux enfants, je trouve.

L’indulgence bienveillante doit être ferme

Enfin, soyez indulgente avec vous-même et avec les enfants.

Leurs impératifs ne sont pas les mêmes que les nôtres. Les 3 priorités de mes enfants sont simples, c’est jouer, jouer et encore jouer… Autant vous dire que les tâches ménagères n’allaient pas de soi chez nous. Mais je me suis fixé cela comme but et je le leur rappelle aussi souvent que nécessaire gentiment (enfin, plus ou moins selon mon humeur).

Mais s’il y a bien une leçon que j’en ai tirée, c’est que j’aurais dû les impliquer dans les tâches ménagères beaucoup plus tôt, dès 6 ans je pense. Mais je n’avais pas découvert tout ce que j’ai pu étudier et expérimenter depuis... Si j’avais su tout ça avant, ce serait plus facile maintenant, j’aurais gagné du temps et de la sérénité aussi. Mais bon, pas de regret. Nous sommes toujours sur le chemin pour devenir meilleurs, en famille, et c’est d’autant plus enrichissant que nos enfants nous aident à parcourir ce chemin en nous améliorant.

J’espère enfin que cet article vous aidera à fixer le bon cadre, vos enfants en ont besoin, et vous aussi !

Dites-moi en commentaire si vous connaissez une règle universelle que j'aurais oubliée. J'améliore volontiers mes articles sur la base des remarques que je reçois, par mail ou en commentaires. 

Alors c'est à vous !

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